SOMMAIRE

 

INTRODUCTION GENERALE

 

I-                   Présentation de l’auteur et de l’ouvrage

 

1-      L’auteur

 

2-      L’ouvrage

 

II-                Résumé de l’ouvrage

 

1-      Les ambitions secrètes d’Alcibiade

 

2-      Les considérations générales sur la politique

 

3-      Comment remédier au mal dont souffre la politique ?

 

 

CONCLUSION

 

 

INTRODUCTION

Les études universitaires sont généralement composées des cours magistraux, des travaux dirigés qui sont dispensés par des professeurs titulaires ou assistants. A côté de ces deux enseignements, les étudiants sont appelés à faire des recherches personnelles. Aussi, les professeurs, pour pousser l’esprit critique et de recherche de leurs étudiants, les soumettent à des exercices de maison ou à des exposés.

C’est dans cette optique que le professeur de l’initiation à la philosophie a soumis aux étudiants un certain nombre d’ouvrages comme exercice de recherche. Dans ce lot, se trouve le nôtre qui s’intitule  Alcibiade écrit par Platon.

            Cette œuvre est un dialogue dans lequel Platon met en scène Socrate considéré comme le sage d’Athènes et Alcibiade, un jeune homme qui mûrit des ambitions politiques. Il traite des capacités et qualités qu'Alcibiade, qui veut entamer une carrière comme homme politique, doit posséder.

            De quoi s’agit-il ?

Dans cet ouvrage, Platon relate le dialogue qui s’est engagé entre son maître Socrate et le jeune Alcibiade. Ce jeune homme mûrit toutefois l’idée de gouverner la cité d’Athènes. Sachant bien qu’Alcibiade n’a aucune expérience en cette noble tâche à laquelle il veut s’engager, tâche considérée par Platon comme étant réservée uniquement aux magistrats qui sont habiletés à diriger la Cité, Socrate va à la rencontre d’Alcibiade. Ce sage d’Athènes a découvert en lui un grand talent et cherche à l’instruire afin de l’aider à découvrir sa personnalité et lui donner un aperçu réel de la politique et ses difficultés.

Dans ce devoir, nous tenterons d’abord de présenter l’auteur et l’ouvrage qui fait l’objet de notre étude, puis les différents personnages. Enfin, pour mieux comprendre l’enseignement donné à Alcibiade dans ce livre, nous nous laisserons guider par la structure du texte proposée par Léon Robin dans sa traduction électronique.

 

I-                   PRESENTATION DE L’AUTEUR ET DE L’OUVRAGE

 

1)      L’auteur

De son vrai nom Aristoclès, Platon est un philosophe de l’antiquité grecque. Il est né en 428 avant Jésus Christ et aurait une origine divine (fils d’Apollon) pour certains ou une origine humaine (fils d’Ariston et de Périctioné ou Potoné  ou encore Potonè selon les historiens) pour d’autres. Ce nom Platon lui fut donné par son maître de gymnastique en raison de ses larges épaules. Sur le chemin d’un concours de gymnastique, il fit la rencontre de Socrate qui devint son maître. Il fut tellement marqué par la mort de Socrate que la plupart des ses ouvrages ont deux orientations : combattre les sophistes et rendre les enseignements de Socrate.

Il connut une vie difficile qui le contraint à l’exil où il fit la rencontre de Denys le Tyran et bien d’autres. Il a bouleversé l’histoire de la pensée politique. C’est pourquoi, on estime qu’il est le père de la philosophie politique. De retour à Athènes, il abandonna la politique pour se consacrer uniquement à son académie.

            Il est auteur de vingt-huit ouvrages reconnus par les spécialistes et plusieurs autres considérés comme apocryphes. Alcibiade fait partie des œuvres  où Platon nous définit ce qu’est l’homme.

            Platon mourut en 347  avant Jésus Christ au cours d’un repas de noce.

2)      L’ouvrage

Le livre que nous avons la charge de présenter est Alcibiade dont l’auteur est Platon. La version sur laquelle nous nous sommes appuyés est la version électronique, édition ‘‘Les Échos du Maquis’’ traduite par Léon Robin (1866 – 1947). Aussi, à la première de couverture, se trouve un portrait de Platon avec son nom et le titre de l’ouvrage mentionnés ainsi que le nom du traducteur et l’édition. Il est composé de cinquante huit pages.

Dans cet ouvrage, l’auteur nous montre deux personnages à savoir Socrate et Alcibiade.

En effet, Socrate est un philosophe Athénien né 469 avant Jésus Christ, au bourg d'Alopèce. Son père est un sculpteur, Sophronisque, et sa mère une sage-femme, Phaenarète. Il passait tout son temps dans les places publiques voulant faire découvrir par le dialogue avec les autres, les connaissances qui sommeillent en eux : c’est la maïeutique qui consiste à « accoucher les esprits ». Il s’intéressait aussi à l’activité politique de sa Cité et fut condamné à mort en 399 avant Jésus Christ pour le motif qu’il pervertissait la jeunesse.

Le deuxième personnage est Alcibiade. En effet, né en 450 avant Jésus Christ, il est un célèbre homme politique et général athénien, à l’existence mouvementée. À l'époque du dialogue, il est probablement âgé de 19 ans et est déjà alimenté d’une immense ambition par son tuteur Périclès. Il s’apprête même à faire ses débuts en politique. Il prendra part activement à la guerre du Péloponnèse puis, accusé dans l’affaire de la mutilation des Hermès, trahira sa cité pour Sparte. Il obtiendra ensuite sa réconciliation avec Athènes en négociant une alliance avec les Perses, mais finit assassiné en 404 avant Jésus Christ par un de ses nombreux ennemis.

 

II-                RESUME DE L’OUVRAGE

Socrate, après plusieurs années de silence, se décide enfin à aborder Alcibiade pour lui déclarer son amour. Sa démarche, admet-il, peut surprendre, car le jeune homme va bientôt atteindre sa vingtième année et entamer une carrière politique, et ses nombreux amoureux, qu’Alcibiade avait coutume d’éconduire sans ménagement, commencent à le délaisser pour des garçons plus jeunes.

1-      Les ambitions secrètes d’Alcibiade(p.6-p.29)

Socrate a conscience de la grande ambition politique nourrie par Alcibiade en son for intérieur. Le jeune homme désire, à l’évidence, devenir aussi puissant que son tuteur Périclès, et même sans doute davantage : il n’est pas un seul endroit, en Grèce comme en Asie, où Alcibiade ne désire asseoir sa domination. Il rêve probablement de pouvoir, un jour, dicter les lois aux fiers Spartiates et même à la Perse. Socrate affirme être le seul à pouvoir le former de la manière qui convient. Visiblement intéressé, Alcibiade ne dément pas Socrate et l’encourage à s’expliquer. Quel profit tangible peut-il retirer de son enseignement ? Il accepte sans difficulté de se laisser guider par des questions.

Le jeune homme l’admet tout de suite : s’il doit monter à la tribune pour donner des conseils aux Athéniens, ce sera bien sûr à propos de sujets qu’il maîtrise mieux et sur lesquels il est apte à éclairer la population. Et précisément, souligne Socrate, les connaissances d’Alcibiade, soit qu’il les ait apprises d’autrui ou qu’il les ait trouvées de lui-même, sont assez rapides à énumérer. Elles se résument en la lecture, l’écriture, le toucher de cithare et la lutte. Il est à craindre que des compétences aussi limitées jouent en la défaveur d’Alcibiade une fois dans l’arène politique : il ne pourra ainsi donner d’avis ni sur les bâtiments à construire, car il ignore tout de l’architecture, ni sur l’interprétation d’un présage, car il n’est pas devin. Cependant toutes ces choses, objecte Alcibiade, relèvent de matières techniques, et lui aura au contraire à intervenir par ses conseils sur la guerre ou sur la paix, sur des affaires de politique générale.

Toutefois, il est important de savoir que, de même qu’un athlète devient meilleur dans son domaine par la science de la gymnastique, qui entretient le corps, il doit sûrement exister une autre science, permettant de gérer au mieux un État, en vivant en paix autant que possible, et en ne déclarant la guerre qu’en cas de nécessité, au bon moment et contre le bon adversaire. Alcibiade met du temps à cerner le raisonnement de son interlocuteur, mais finit par trouver la réponse : cette science à laquelle il fait référence, c’est tout simplement la justice. Mais le jeune homme ne se laisse pas démonter. S’il sait en effet distinguer le juste de l’injuste, c’est que, comme chacun, il l’a appris par son éducation, par la vie en société, bref par la population, de la même manière qu’il a appris à parler grec. Socrate admet que le peuple est tout à fait compétent pour enseigner le grec, car tous s’accordent sur la signification qu’il faut donner à tel ou tel mot, ou comment appeler telle ou telle chose. On ne peut, en revanche, en dire autant de la justice : il n’est pas un sujet sur lequel les dissensions au sein de la population soient plus vives. Ainsi donc, Alcibiade est bien imprudent de s’en remettre à un maître tel que le public sur une question aussi importante. Cela montre qu’il n’a pas une connaissance précise de ce qu’est le juste.

Pour se sortir de ce faux pas, le jeune homme note alors que l’assemblée délibère rarement sur le juste et l’injuste, choses considérées comme évidentes, mais plutôt sur l’utile et l’inutile. Cela ne revient pas au même, assure-t-il, car il est parfois des choses injustes mais très utiles. Plutôt que de réutiliser la même méthode que précédemment, Socrate va chercher à lui prouver que le juste et l’utile sont une seule et même chose. Ce qui a pour conséquence logique qu’ignorant le juste, Alcibiade ignore aussi l’utile. Pour commencer, Socrate pose le principe que ce qui est juste est beau, ce à quoi Alcibiade ne voit rien à répliquer. En revanche, Alcibiade montre son opposition  quand Socrate tente ensuite d’identifier le beau et le bon. Car pour le jeune homme, certaines choses peuvent être fort belles, mais mener à un mauvais résultat.

Cependant, remarque Socrate, chaque action prise séparément est donc belle en tant qu’elle est bonne, ou laide en tant qu’elle est mauvaise, et la contradiction est résolue, ce qui permet bien d’affirmer en définitive que tout ce qui est beau est bon. Or, Alcibiade est obligé de convenir que ce qui est bon est utile, d’où il suit, d’après les raisonnements précédents, que ce qui est juste est utile. Si Alcibiade ignore l’un, il ignore donc tout autant l’autre.

 

2-      Les considérations générales sur la politique (p.30-p.42)

Alcibiade convient docilement de son ignorance du juste et de l’utile. Toutefois, soutient-t-il, les hommes politiques athéniens sont aussi ignorants que lui dans ces sujets, voire davantage. Il n’aura donc aucun mal à les surpasser. Cependant, Socrate lui fait savoir que ce ne sont pas les politiciens d’Athènes qu’il lui faut craindre, mais plutôt les Spartiates et les Perses qui ont une nette longueur d’avance sur les athéniens en matière d’éducation et de politique. Face à des adversaires doués de toutes les qualités physiques et morales ainsi que de toutes les richesses, le jeune Alcibiade ne peut s’appuyer que sur l’excellence de son éducation, qu’il ne doit donc négliger pour rien au monde.

 

3-      Comment remédier au mal dont souffre la politique ? (p. 42 – 58)

       Il convient, pour gouverner, d’apprendre d’abord à se connaître soi-même comme le préconise la célèbre inscription sur le fronton du temple de Delphes à savoir : « connais-toi, toi-même ». Ainsi, Alcibiade doit avant tout, apprendre à se connaître lui-même. En fait, une telle connaissance n’est pas donnée à tout le monde car, selon Socrate, se  connaître soi-même, c’est connaître son âme. Aussi, de même qu’un œil ne peut se connaître qu’en voyant son propre reflet dans la prunelle d’un autre œil, l’âme, pour se perfectionner et acquérir la connaissance d’elle-même, devra regarder une autre belle âme, en particulier cette partie de l’âme où résident la connaissance et la pensée, deux facultés qui la rendent proche des dieux. C’est la raison pour laquelle Socrate affirme que son amour pour Alcibiade est toujours aussi vif : tandis que les autres prétendants ne s’attachaient qu’à son corps et se désintéressent de lui maintenant, Socrate est surtout amoureux de son âme, et sa passion ne fera donc que croître au fur et à mesure que l’âme d’Alcibiade gagnera en beauté.

Tant qu’Alcibiade manque de science et de vertu, il vaut mieux, pour lui et pour le bien de tous, qu’il obéisse à un meilleur que lui plutôt que de gouverner, l’homme sans vertu étant condamné à la servitude. Alcibiade accepte ce verdict mais demande à Socrate de l’aider à sortir de cette condition. Ce dernier, bien qu’il accueille favorablement cette requête, n’est pas dupe : le tourbillon de la politique aura tôt fait de gagner le jeune homme et de le perdre.

 

CONCLUSION

 

Après avoir parcouru l’ouvrage Alcibiade, nous pouvons retenir qu’il s’agit d’un dialogue entre Socrate et le jeune Alcibiade. Socrate représentant la connaissance, veut tirer Alcibiade de son ignorance. Cette démarche convient bien à la philosophie de Platon qui consiste par la dialectique ascendante, à élever l’âme  au monde des idées pour parvenir à la connaissance. De plus, Platon en relatant ce dialogue, nous amène à comprendre que la pratique de la politique demande d’abord une connaissance de soi.

  

BIBLIOGRAPHIE :

 

  • Alcibiade version électronique traduite par Léon Robin : édition les Echos du Maquis
  • Alcibiade, classique de poche traduction, notes et commentaire de Jacques CAZEAUX
  • Dictionnaire philosophique Edition Nathan, de Gérard DUROZOI et André ROUSSEL
  • Dictionnaire français Larousse
  • Google/ image Socrate et Alcibiade.