CEUX QUI NE CROIENT PAS EN JESUS PEUVENT-ILS ÊTRE SAUVES

 

Le salut est le fait de mettre quelqu’un ou quelque chose hors du mal. Dans le domaine religieux, le salut est le mouvement de Dieu vers les hommes ses créatures pour les sauver de leurs péchés. Ce salut trouve sa plénitude dans l’évènement Jésus Christ : sa passion, sa mort, sa résurrection. « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Gal 4,4))  Dieu envoie donc son Fils, un innocent pour sauver le genre humain marqué par le péché. D’où l’universalité du salut puisque c’est tous les hommes sans exception. La question qui mérite d’être posée est le cas de ceux qui ne croient pas en Jésus Christ, seront-ils sauvés ou non ?  Autrement dit, ceux qui  ne confessent pas le nom de Jésus Christ vont-ils être sauvés à la fin des temps ? Pour répondre à cette question primordiale, nous partirons certes de l’universalité du salut du Christ, mais nous nous attarderons sur la responsabilité et l’adhésion de l’homme  à ce salut proposé par le Christ.

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils parviennent à la connaissance de la Vérité » 1 Tim 2,4. Voici donc le vouloir de Dieu car pour lui aucune créature ne doit périr. Le salut qu’il propose s’étend à tous les hommes sans exception de race, de clans, de religion. Il n’est pas réservé à ceux qui croient ou à ceux qui se sont donnés à l’Eglise. Tous les hommes sur cette terre ont droit et ont besoin de salut. Le salut est donc universel.

A ce propos, St Jean Paul II Affirme ceci : «  l’universalité du salut ne signifie pas qu’il n’est accordé qu’à ceux qui croient au Christ explicitement et qui sont rentrés dans l’Eglise. Si le salut est destiné à tous, il doit être offert à tous. » Cf. Redemptoris Missio, N°10, P 18. Dieu seul est capable d’un tel don. Il propose son salut à  l’homme sans regarder à sa personne ni sa religion. Le christ ne fait pas de différence entre les hommes parce qu’il est venu donner la vie à celui ci pour qu’il l’ait en abondance (Jn 10,10). Cette vie et ce salut se donnent dans le scandale de la croix (symbole de notre salut), car c’est par sa mort et sa résurrection que tous les hommes revivent. Le Christ est donc l’unique sacrifice en qui le salut est possible. Mais comment bénéficier de ce salut pour ceux qui ne croient pas au Christ ?

Saint Augustin disait que Dieu qui nous a créés sans nous ne peut nous sauver sans nous. Cela pour dire que l’homme doit collaborer à son salut.  «  Cette grâce vient du Christ elle est le fruit de son sacrifice et elle est communiquée par l’esprit Saint : Elle permet à chacun de parvenir au salut avec sa libre compréhension » Cf. Jean Paul II Redemptoris Missio N°10 P 19. Dieu propose son salut aux hommes et cela ne s’achète pas à coup de sacrifices car son Fils l’a fait une fois pour toute à la croix. Ce salut s’accueille et dans le cœur de celui qui l’accueille, il fait surgir de nouvelles capacités d’aimer. En Jésus  Christ, l’homme a la plénitude du salut. En venant donc dans le monde pour racheter l’Homme, Jésus rencontre celui-ci et apprend à vivre comme lui et à se conformer à sa nature humaine. En rencontrant le Fils de l’homme par son incarnation, les hommes entrent en relation personnelle et parfaite avec celui qui est le salut. Il est lui-même le salut. En lui, le salut devient possible à travers cette relation qui le lie désormais avec tous les hommes qu’il est venu sauver. C’est pourquoi le Christ est lui-même le salut parfait et définitif

« En dehors du Christ, il n’y a pas de salut. Et son nom donné aux hommes est le seul qui  puisse nous sauver » (Act 4,12) Au terme de notre réflexion, nous pouvons dire que le Christ est le salut des hommes sans exception. Ce salut n’est pas réservé qu’aux chrétiens. C’est tout le genre humain qui est concerné. C’est chaque jour que Dieu veut sauver l’homme, aujourd’hui encore le Christ t’appelle à entrer en Communion avec lui afin qu’il te sauve. «  Voici je me tiens à la porte  et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai la cène avec lui et lui avec moi» Ap 3,20