TÉMOIGNONS DU CHRIST VAINQUEUR DU MAL PAR SA MORT GLORIEUSE

Le témoignage fait partie intégrante de la logique de la Foi vivante. Nous délivrer du mal et exprimer notre vie de foi, sont là, les deux facettes d'une même réalité. Ne pas attester sa foi est en quelque sorte la monopoliser pour soi alors qu'elle a une destination universelle. « De tout cela (passion et résurrection), vous êtes mes témoins », disait Jésus en Luc 24, 48. Les apôtres ont la charge d'êtres les témoins du salut apporté par Jésus. Ils sont donc chargés de prêcher la conversion, le pardon à toutes les nations (Luc 24, 45). Être délivré, c'est en même temps proclamer la force de celui qui nous délivre, à l'exemple de l'aveugle de Jéricho qui après avoir retrouvé la vue suivait Jésus en rendant gloire à Dieu (Lc 18, 42). Par ailleurs, il est bon de savoir que le témoignage n'est pas un acte passager, ponctuel. Il est vie de foi, en tant qu'elle transparait comme une expression immédiate de ce que nous sommes et vivons au-dedans de nous au quotidien. Alors Jésus compte sur notre témoignage à cause de son humanité car il s'est fait tellement homme qu'il faut des témoins pour le révéler, comme les anges ou cette étoile à Bethléem, ou encore comme Jean Baptiste au début de sa vie publique. D'ailleurs le témoignage est nécessaire pour nous au tant que pour les autres. C'est le sens de la joie chrétienne, joie d'avoir trouvé le Christ car la femme qui a retrouvé sa pièce d'argent n'a pu s'empêcher de réunir ses amies pour leur faire partager son bonheur (Lc 15, 8-10). En outre, notons aussi que le pape Jean- Paul II dans son encyclique la mission du Rédempteur (en son n°40), affirme avec force que la première forme d'évangélisation est le témoignage. Il dit à ce sujet que « L'homme contemporain croit plus les témoins que les maîtres, l'expérience que la doctrine, la vie et les faits que les théories. Première forme de la mission, le témoignage de vie chrétienne est irremplaçable. » Ceci pour dire que le témoignage est d'une utilité considérable dans la vie de foi du chrétien. Ainsi donc, chers lecteurs, témoignons de Jésus mort et ressuscité dans toute notre vie car il nous a aimé au point de se donner totalement à nous et exprimer cet amour en plénitude que son Père porte à l'humanité. Au fond il s'est donné tellement qu'il en est mort. C'est pourquoi la mort du Christ est la victoire suprême, celle de l'amour porteur de vie et négation de la puissance du mal. Cette mort est par elle-même une victoire qui comporte les germes de la résurrection. C'est ce que saint Paul explique aux chrétiens de Corinthe qui ont bien du mal à croire à la résurrection des morts. Alors il s'écrit : « La mort a été engloutie dans la victoire. Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ» (1Co 15, 54-57). Ainsi pouvons-nous dire que la crucifixion de Jésus a en elle-même toute la force de la résurrection.