L’homme est un être vivant doué de raison, il est le seul être capable de faire un jugement sur lui et sur les autres. Son existence se déroule dans un milieu dans lequel il s’épanoui, s’éduque et se développe. Ainsi le milieu c’est l’environnement constitué d’un écosystème et de la société. Dans cet environnement, l’homme est libre de faire ce qu’il veut, comme il le veut. Mais bien souvent on constate que ses actions sont prévus et déterminées et même font l’objet d’étude à travers certaines sciences. Aussi chez certains peuples ou dans certaines sociétés on observe des déviations éthiques telles que la pédophilie, l’homosexualité et l’avortement qui ramène l’homme à la bestialité. Certains Etats en  font même des activités légales. Face à cette dérive vers la bestialité, peut-on dire que l’homme est l’image de son environnement ? Afin  de mieux aborder notre analyse, explorons d’autres interrogations : en quoi peut-on dire que l’homme est l’image de son environnement ? Part quoi l’homme arrive-t-il à se démarquer de son environnement ?

          L’homme est déterminé par son environnement sur plusieurs plans entre autres sur le plan physique et sur le plan social. En premier, sur le plan physique, l’homme est le fruit d’un processus qui part de la transformation de la cellule en un primate qui donna suite à l’homo-sapiens du quel découle l’homme. En effet l’homme tire la plus grande part de ses ressources de la nature, il est conditionné par le climat, le jour et la nuit. Et une grande partie de ses humeurs est influencé par le poids du jour ou la force de gravitation présente dans ce milieu. On observe clairement la croissance des Etats en fonction de leur position dans le globe terrestre. Par exemple quand on arrive chez les occidentaux, face aux difficultés de leur milieu de vie soit par un climat glacial ou une terre peu propice pour des cultures vivrières, ils ont mis en place des technologies et des sciences afin de vivre heureux. Malgré la pauvreté de leur milieu de vie ils sont plus développés que les pays Africains qui détiennent les terres fertiles. Cette manière de penser des occidentaux est le fruit de la difficulté du milieu dans lequel ils vivent. Aussi en dehors de la terre, il n’y pas d’existence de vie humaine. En effet l’homme est venu trouver le monde existant déjà, lui, il n’est qu’un être vivant issu des éléments de la nature. Il a des pieds parce que la terre comporte une croute dure permettant de se déplacer, il tient debout parce que la terre détient une force qui le maintien en équilibre (le poids), il voit parce que la nature met à sa disposition la lumière produite par le soleil et d’autres sources d’énergies etc.

          En second, sur le plan social, la nature met à la disposition de l’homme d’autres êtres vivants identiques à lui pour sa croissance.  En effet à travers la société, l’homme s’éduque, et prend conscience de son existence. Il est le reflet de la société dans laquelle il se trouve. Il tire la grande partie de son éducation des structures mises en place pour sa croissance, c’est le cas des écoles, des centres de formations. La société dans laquelle vit l’homme détermine sa façon de penser, ses goûts, ses réactions. C'est-à-dire que la société influence l’homme   comme pour la mode l’homme doit être bien habillé comme tout le monde. La société incite l’homme à la consommation par le biais des publicités, de promotion   par exemple l’alimentation, la nouvelle technologie quand où un nouveau téléphone ou une nouvelle voiture sont lancés sur le marché, la majorité des individus les veulent car l’homme est un être de désir. Le désir est le fait de vouloir quelque chose qu’on n’a pas. Aussi le fait de vivre ensemble, l’homme acquiert des comportements et des attitudes qui favorisent le bien-être de la société c’est le fait de pratiquer l’amour, le partage, le dialogue. Les  travaux de recherches de Lucien Malson sur les enfants trouvés à l’état sauvage montrent bien que l’homme est à l’image de son milieu : « l’homme tient […], de son environnement culturel une manière de voir et de penser le monde. »[1]

Bien vrai que l’homme fait partie intégrante de son environnement,  et qu’il y puise toutes les ressources vitales pour son développement, il n’est, cependant, pas toujours un être à l’image de son milieu car avant tout il est un être libre.

L’homme est avant tout un être doué de raison. Il est selon Descartes une substance pensante. En effet à travers le travail qui lui permet de manipuler la nature et les éléments de la nature, l’homme se démarque de l’emprise de son environnement sur lui. Son ingéniosité et sa maitrise des métaux l’ont conduit à l’invention de plusieurs outils de travail notamment les Caterpillar, les grumiers, les trains… facilitant ainsi ses déplacements et ses actions.  Aussi par son travail, l’homme modifie la nature à son image. Il devient maître et possesseur de son milieu. Et Karl Marx le souligne clairement en ces termes : « c’est précisément en façonnant le monde des objets que l’homme commence à s’affirmer comme un être générique […]. Grâce à cette production, la nature apparaît comme son œuvre, sa réalité ».[2] L’homme devient autonome et indépendant vis-à-vis de son milieu.

En plus, «  l’homme peut naître esclave dans une société païenne ou seigneur, féodal ou prolétaire […]. Elles ne sont rien si l’homme ne les vit, c'est-à-dire ne se détermine librement dans son existence par rapport à elle »[3]. En effet par sa conscience,  l’homme est libre de faire ce qu’il veut. Il a le libre choix d’accepter ou de refuser une situation, c’est une capacité innée en lui. Ainsi, chaque être humain possède la liberté de changer à chaque instant. C’est pourquoi on ne peut pas prédire son avenir dans le cadre d’un sondage se rapportant à un groupe ; sa personnalité, elle, reste essentiellement prévisible. Toutes les prédictions sont fondées sur les conditions biologiques, psychologiques et sociologiques. Une des principales caractéristiques de l’être humain est sa capacité de s’élever au-dessus de ces conditions. Il est capable de changer le monde d’une manière positive et de s’améliorer à tout moment.

Au terme de notre analyse nous avons montré d’une part que l’homme est l’image de son environnement et d’autre part nous avons montré que l’homme par sa raison peut se démarquer de son environnement. Pour notre part le milieu favorise la liberté de l’homme car en dehors du monde matériel l’homme ne peut s’épanouir. 

 



[1] Lucien Malson, Les enfants sauvages.

[2] Karl Marx, Les Manuscrits de 1844.

[3] Jean Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme